Deutsche qualität ?

C’est le poil à gratter des Responsables de Conformité des Services d’Investissement (RCSI) dans les institutions financières : le dispositif de surveillance des transactions personnelles des salariés.

Certains collaborateurs, dits sensibles de par leur fonction, peuvent en réaliser mais à certaines conditions (par exemple, pas d’aller-retour sur une valeur en moins de 30 jours) et avec obligation de déclaration mensuelle. D’autres, moins nombreux, dits hyper-sensibles, en sont tout simplement interdits et ne peuvent gérer leur compte titre qu’avec des OPC et non des titres « vifs », ou bien ils doivent en confier la gestion à un mandataire.

Le but est de protéger à la fois l’entreprise et les salariés de tout soupçon de délit d’initié. Cela n’empêche pas le RCSI de devoir systématiquement relancer ceux qui doivent déclarer et ne le font pas. Quand ils ne se fait pas carrément enguirlander par un administrateur, qui ne comprend pas au nom de quoi il devrait arrêter de gérer son portefeuille personnel.

Le poil à gratter de tout RCSI. Sauf un : celui de la Bafin !
Le Frankfurter Allgemeine Zeitung nous informe que l’enquête en cours suite à la chute de Wirecard montre que les fonctionnaires de la BaFin ont fait de Wirecard la valeur numéro 1 de leurs transactions personnelles, alors même que leur patron traitait publiquement les vendeurs à découvert d’ «agents de déstabilisation». Mieux : c’est au sein du département de surveillance des abus de marché que l’on a spéculé avec le plus d’ardeur sur Wirecard !

Cela dépasse l’entendement qu’aucun dispositif de surveillance des transactions personnelles ne soit mis en œuvre par la Bafin. Décidément, la rigueur allemande n’est plus ce qu’elle était 😉

pms@somerset-advisory.fr

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