La lutte contre le terrorisme a fait des progrès, mais la menace persiste et s’est diversifiée, selon l’ONU

Face à une menace terroriste qui persiste et s’est diversifiée, les Etats doivent renforcer la résilience des institutions, respecter l’Etat de droit et relever les défis posés par les technologies numériques, a déclaré lundi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

« La lutte contre le terrorisme a connu des avancées importantes. Des attaques ont été déjouées à travers le monde et des centaines de terroristes ont été traduits en justice. Pourtant, la menace persiste et s’est diversifiée. Et la lutte contre le terrorisme a elle-même causé des dommages », a dit M. Guterres dans un discours dans le cadre de la deuxième conférence de haut niveau des chefs des agences de lutte contre le terrorisme des Etats membres.

Le Secrétaire général a noté qu’Al-Qaïda et l’Etat islamique d’Iraq et du Levant (appelé aussi Daech) « continuent d’exploiter les griefs sociaux et les stéréotypes sexistes pour inspirer des acteurs isolés et coopter d’autres groupes ». « Leurs avancées en Afrique sont particulièrement alarmantes. Soutenir les pays africains pour prévenir et contrer les menaces posées par ces groupes doit être une priorité mondiale », a dit M. Guterres.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’EIIL et Al-Qaïda ont subi d’importantes pertes de leadership et se sont dispersés. Leurs membres sont entrés dans la clandestinité mais continuent d’attaquer et d’élaborer des plans pour libérer les détenus et reconstituer leurs capacités d’opérations extérieures, a souligné le chef de l’ONU.

Il s’est dit profondément préoccupé par la question des combattants terroristes étrangers, notamment le sort des dizaines de milliers de proches, de femmes et d’enfants qui leur sont associés, en particulier des enfants, qui restent bloqués dans les zones de conflit. Il a souhaité que les États membres envisagent leur rapatriement conformément au droit international.

Le chef de l’ONU a également noté que « des années de polarisation croissante, d’échecs de la gouvernance et de normalisation des discours de haine ont profité aux groupes terroristes ».

« La menace émanant des mouvements suprémacistes blancs, néo-nazis et d’autres à motivation ethnique ou raciale est de plus en plus transnationale. Il est également clair que les groupes terroristes exploiteront les difficultés et les inégalités liées à la pandémie de Covid-19 », a-t-il ajouté.

Trois priorités

Dans ce contexte, le Secrétaire général a estimé que des efforts cohérents, coordonnés et globaux entre les pays, les secteurs et les disciplines, ancrés dans les droits de l’homme et l’Etat de droit, sont nécessaires.

Il a suggéré trois priorités en matière de lutte contre le terrorisme :

Premièrement, il juge nécessaire de renforcer la résilience, « des institutions fortes, justes et responsables étant une condition préalable pour que les États refusent aux terroristes l’espace pour opérer, les traduisent en justice et assurent la sécurité de leurs populations ».

Pour endiguer le recrutement terroriste, il faut mobiliser davantage de ressources « pour répondre aux griefs exploités par les terroristes, s’opposer aux discours de haine et discréditer les récits terroristes ». Les victimes et les survivants ont un rôle clé à jouer et les jeunes devraient également être au centre de ces efforts.

Deuxièmement, le chef de l’ONU estime qu’il faut rappeler que la protection et la promotion des droits humains, y compris l’égalité des sexes, ne constituent pas un obstacle opérationnel ou stratégique. « C’est une condition indispensable à la réussite de la lutte contre le terrorisme », a-t-il dit.

« Nous savons que lorsque la lutte contre le terrorisme est utilisée pour porter atteinte aux droits et libertés des personnes, il en résulte une plus grande aliénation au sein des communautés et des discours terroristes plus forts. Nous devons y remédier en veillant à ce que les approches de sécurité soient non discriminatoires et respectent l’Etat de droit », a-t-il souligné.

Troisièmement, le Secrétaire général estime que la lutte contre le terrorisme doit relever les défis et les opportunités des technologies transformatrices, notant que la  pandémie de Covid-19 a accéléré notre dépendance au cyberespace.

« La flambée des cyberattaques et de la cybercriminalité depuis la pandémie devrait être un signal d’alarme », a-t-il dit, plaidant pour une coopération numérique favorisant « la cyber confiance, la sécurité et l’inclusion »

https://news.un.org/fr/story/2021/06/1099182

p/o Virginie Gastine Menou

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