MORALE ET ÉTHIQUE DANS LE RENSEIGNEMENT : LE POINT DE VUE DU KGB/SVR

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RAPPORT DE RECHERCHE N°30 / NOVEMBRE 2021

Par le Colonel Igor PRELIN

Un officier de renseignement, de par sa profession, est autorisé par l’Etat à commettre des actes qui, dans tous les pays, sont considérés comme des crimes graves par le code pénal, lequel réprime sévèrement l’espionnage. Dans le cadre de son travail opérationnel, un officier de renseignement doit accepter de commettre des actes répréhensibles du point de vue de la morale pour recruter des agents, c’est-à-dire pousser des individus à trahir. De plus, le recrutement se fait très souvent en ciblant les faiblesses et les vices humains, c’est-dire en recourant à la corruption, au chantage, aux menaces et aux pressions psychologiques.

Depuis le début du XXIe siècle, les services de renseignement doivent s’adapter à un environnement sociétal qui a connu de nombreuses évolutions majeures, notamment en matière gouvernance et de mœurs. Aujourd’hui, les officiers traitants sont confrontés à des situations dans lesquelles ils doivent prendre en considération, non seulement des aspects purement opérationnels, mais également des questions philosophiques et des comportements individuels et collectifs nouveaux. Le métier et ses pratiques connaissent donc des bouleversements et de nouvelles questions se posent.

Existe-t-il une morale dans le renseignement ? Cette profession est-elle compatible avec les valeurs et les idéaux modernes ? Comment justifier les méthodes et les moyens employés ? Est-il permis de tromper et manipuler même au nom d’intérêts « supérieurs » ?

Malheureusement le débat sur la morale et l’éthique dans le renseignement est largement faussé par une méconnaissance profonde de la réalité de cette profession « hors norme ». Sa perception est le plus souvent erronnée et provient généralement de la vision qu’en donnent médias, romans et films.

Pourtant, l’exigence éthique est un enjeu important pour les services eux-mêmes. Un métier aussi exigeant et particulier ne peut être exercé sans que les opérateurs ne disposent eux-mêmes d’une solide armature morale et d’un code de conduite leur donnant d’indispensables repères afin de ne pas sombrer dans la schizophrénie, la paranoïa ou la délinquance incontrôlée. Comme l’illustre ce rapport, les femmes et les hommes du renseignement respectent des règles et leur profession n’est nullement dénuée d’éthique.

p/o Virginie Gastine Menou

RISQUES ET VOUS

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Publié le 2 décembre 2021 par

Virginie GASTINE MENOU

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Un officier de renseignement, de par sa profession, est autorisé par l’Etat à commettre des actes qui, dans tous les pays, sont considérés comme des crimes graves par le code pénal, lequel réprime sévèrement l’espionnage. Dans le cadre de son travail opérationnel, un officier de renseignement doit accepter de commettre des actes répréhensibles du point de vue de la morale pour recruter des agents, c’est-à-dire pousser des individus à trahir. De plus, le recrutement se fait très souvent en ciblant les faiblesses et les vices humains, c’est-dire en recourant à la corruption, au chantage, aux menaces et aux pressions psychologiques.

Depuis le début du XXIe siècle, les services de renseignement doivent s’adapter à un environnement sociétal qui a connu de nombreuses évolutions majeures, notamment en matière gouvernance et de mœurs. Aujourd’hui, les officiers traitants sont confrontés à des situations dans lesquelles ils doivent prendre en considération, non seulement des aspects purement opérationnels, mais également des questions philosophiques et des comportements individuels et collectifs nouveaux. Le métier et ses pratiques connaissent donc des bouleversements et de nouvelles questions se posent.

Existe-t-il une morale dans le renseignement ? Cette profession est-elle compatible avec les valeurs et les idéaux modernes ? Comment justifier les méthodes et les moyens employés ? Est-il permis de tromper et manipuler même au nom d’intérêts « supérieurs » ?

Malheureusement le débat sur la morale et l’éthique dans le renseignement est largement faussé par une méconnaissance profonde de la réalité de cette profession « hors norme ». Sa perception est le plus souvent erronnée et provient généralement de la vision qu’en donnent médias, romans et films.

Pourtant, l’exigence éthique est un enjeu important pour les services eux-mêmes. Un métier aussi exigeant et particulier ne peut être exercé sans que les opérateurs ne disposent eux-mêmes d’une solide armature morale et d’un code de conduite leur donnant d’indispensables repères afin de ne pas sombrer dans la schizophrénie, la paranoïa ou la délinquance incontrôlée. Comme l’illustre ce rapport, les femmes et les hommes du renseignement respectent des règles et leur profession n’est nullement dénuée d’éthique.

p/o Virginie Gastine Menou

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