Sanctions
CNIL : Sanction record pour reconnaissance faciale illégale
CNIL · 20/01/2025
Sanction historique de la CNIL contre le Ministère de l'Intérieur pour l'utilisation illégale de la reconnaissance faciale
Une amende record pour des pratiques non conformes
La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) vient d'infliger une sanction sans précédent au Ministère de l'Intérieur concernant l'utilisation du Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ). Cette base de données, qui contient plus de 19 millions de photos signalétiques, a été utilisée de manière non conforme au RGPD et à la loi Informatique et Libertés.
Les manquements constatés par la CNIL
L'autorité de contrôle a relevé plusieurs infractions majeures :
- Utilisation de la reconnaissance faciale sans base légale suffisante
- Conservation excessive des données personnelles
- Absence de mesures de sécurité adéquates
- Défaut d'information des personnes concernées
Impact sur les pratiques de surveillance biométrique
Cette décision marque un tournant dans l'encadrement de l'utilisation des technologies de reconnaissance faciale par les autorités publiques. Elle souligne la nécessité d'un cadre légal strict et d'une vigilance accrue dans le traitement des données biométriques.
Quelques pistes pour l'intégration opérationnelle dans votre dispositif :
• Réaliser un audit complet des systèmes utilisant la biométrie
• Mettre à jour les procédures de conservation et de suppression des données
• Renforcer la documentation des bases légales pour chaque traitement biométrique
• Implémenter des mesures de sécurité renforcées pour les données sensibles
• Réviser les mentions d'information conformément aux exigences du RGPD