Événements
Fraude à l'IA : deepfakes et usurpations, quelles couvertures assurantielles face aux nouveaux risques ?
Lexing
L’intelligence artificielle (IA) redéfinit les contours de la fraude en permettant la création de contenus trompeurs d’une crédibilité inédite. Les deepfakes, usurpations d’identité ou manipulations de documents s’appuient désormais sur des technologies capables de reproduire des voix, des visages ou des signatures avec une précision troublante. Ces outils, accessibles à moindre coût, élargissent considérablement l’éventail des scénarios frauduleux et fragilisent les mécanismes traditionnels de vérification, notamment ceux reposant sur la confiance ou l’urgence.
Un enjeu croissant pour les entreprises et les assureurs
Les entreprises, quels que soient leur secteur ou leur taille, deviennent des cibles privilégiées de ces nouvelles formes de fraude. Les processus de contrôle, souvent conçus pour détecter des anomalies humaines, peinent à identifier des manipulations générées par des algorithmes. Les fraudeurs exploitent cette faille en exploitant des leviers psychologiques – urgence, autorité apparente ou authenticité perçue – pour contourner les garde-fous existants.
Face à cette évolution, les assureurs et les professionnels du risque doivent repenser leur approche. La qualification des faits, la collecte de preuves et les conditions d’indemnisation deviennent des enjeux centraux. Les garanties traditionnelles, conçues pour des schémas frauduleux classiques, nécessitent une adaptation pour couvrir ces risques émergents.
Anticiper et gérer les fraudes à l’IA : les pistes explorées
Une conférence dédiée, organisée par Diot-Siaci et Lexing Avocats, propose d’aborder ces questions sous plusieurs angles :
- Analyse des scénarios frauduleux : présentation de cas concrets illustrant l’utilisation de l’IA dans des schémas de fraude, avec un focus sur les mécanismes de tromperie et leurs impacts opérationnels.
- Enjeux de preuve et d’indemnisation : discussion sur les difficultés rencontrées par les victimes pour établir la matérialité des faits et mobiliser les garanties d’assurance, notamment en l’absence de cadre juridique spécifique.
- Bonnes pratiques et prévention : identification des réflexes à adopter pour limiter l’exposition aux risques, incluant la sensibilisation des collaborateurs, la mise à jour des protocoles de vérification et l’intégration de solutions technologiques complémentaires.
Les intervenants, issus du monde juridique et de l’assurance, partageront leur expertise sur les stratégies à déployer pour sécuriser les processus décisionnels et renforcer la résilience des organisations face à ces menaces.
Source : Lexing
À lire aussi
Un poste en compliance vous intéresse ?
GRACES publie des offres GRC exclusives et vous donne accès aux fourchettes de rémunération du marché — en toute confidentialité.