Veille réglementaire
Le Comité de supervision coordonnée intègre désormais Eurodac
edpb.europa.eu
Le Comité de supervision coordonnée (CSC) étend son champ d’action à Eurodac, la base de données européenne dédiée à l’asile et à la gestion des migrations. Cette évolution marque une étape dans la supervision des traitements de données personnelles au sein de ce système central.
Contexte et rôle d’Eurodac
Initialement conçu pour comparer les empreintes digitales des demandeurs d’asile et des migrants en situation irrégulière, Eurodac s’est transformé en un outil complet de gestion de l’asile et des migrations. Il constitue un pilier dans la mise en œuvre du règlement Dublin III, qui détermine l’État membre responsable de l’examen d’une demande d’asile.
Ce système, opérationnel depuis 2003, est utilisé par l’ensemble des États membres de l’UE ainsi que par l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. La supervision des traitements de données personnelles par les autorités nationales relève des autorités de protection des données (APD), tandis que le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) supervise les opérations au niveau central.
Nouvelle gouvernance par le CSC
Désormais, la supervision coordonnée d’Eurodac sera assurée par le Comité de supervision coordonnée (CSC), composé de représentants des APD nationales et du CEPD. Ce comité, doté d’une autonomie fonctionnelle, adopte ses propres règles de procédure et méthodes de travail.
Le CSC s’inscrit dans le cadre du Comité européen de la protection des données (CEPD), dont le secrétariat assure également celui du CSC. Cette structure vise à harmoniser les pratiques de supervision des grands systèmes d’information et des entités européennes concernées.
Source : edpb.europa.eu
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