Veille réglementaire
Transparence des rémunérations des cabinets ministériels : l'opacité persiste
Observatoire ethique publique
Dans sa dernière analyse des cabinets ministériels, l’ancien député socialiste René Dosière met en lumière les lacunes persistantes en matière de transparence des rémunérations. Son rapport, publié dans le cadre du « jaune budgétaire » annexé au projet de loi de finances, porte sur les données relatives aux cabinets du gouvernement en place au 1er juillet 2025.
Parmi les points soulevés, les indemnités de sujétions particulières (ISP) retiennent particulièrement l’attention. Ces compléments de rémunération, versés aux membres des cabinets ministériels, visent à compenser la charge de travail liée à leurs fonctions. Or, leur attribution repose sur une totale discrétion du ministre en charge, sans aucun critère public ni justification formalisée.
René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique (OEP), souligne que cette opacité persiste malgré les exigences croissantes en matière de bonne gouvernance et de redevabilité des institutions publiques. Les effectifs des cabinets ministériels, estimés à 510 personnes, ne font pas l’objet de critiques spécifiques dans cette note, mais c’est bien la gestion des rémunérations qui concentre les interrogations.
Cette situation interroge sur l’alignement des pratiques des administrations centrales avec les standards de transparence financière et de contrôle interne attendus dans le secteur public.
Source : Observatoire ethique publique
Source : Observatoire ethique publique ↗
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