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Classement de plainte pour prise illégale d’intérêts et blanchiment : analyse des décisions du PNF et enjeux du blanchiment transnational

Navacelle

Classement d’une plainte pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence

Le Parquet national financier (PNF) a rendu une décision de classement sans suite concernant la plainte déposée fin avril contre le député Charles Alloncle. Cette plainte, initiée par l’association AC !! Anti-Corruption, visait des faits de prise illégale d’intérêts et de trafic d’influence, dans le cadre de la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

L’association plaignante estimait que Charles Alloncle avait orienté les débats en relayant des questions suggérées par la direction de Lagardère News, afin de servir des intérêts communs. Le PNF a considéré que la qualification de prise illégale d’intérêts n’était pas applicable à une commission d’enquête parlementaire. Concernant le trafic d’influence, il a estimé que l’existence d’un avantage indu n’était pas suffisamment établie pour justifier l’ouverture d’une enquête pénale. Les échanges avec Lagardère News ont été qualifiés de positions politiques convergentes.

L’association AC !! Anti-Corruption a exprimé son regret face à cette décision, tandis que Charles Alloncle a dénoncé une plainte à caractère politique.

Blanchiment d’argent : expansion des réseaux criminels et adaptation des enquêteurs

Un rapport de la sous-direction de la criminalité financière de la police judiciaire, fondé sur l’analyse de plus de 1000 dossiers, met en lumière l’expansion préoccupante du blanchiment d’argent. Les enquêteurs soulignent la montée en puissance de groupes criminels spécialisés, agissant comme de véritables prestataires financiers.

Ces réseaux utilisent des techniques complexes, telles que des sociétés écrans, des comptes bancaires multiples, des fausses factures, des circuits internationaux sophistiqués et des cryptoactifs pour réinjecter les fonds criminels dans l’économie légale. Leur agilité et leur rapidité, avec des circuits de blanchiment pouvant être réalisés en 24 à 72 heures, imposent aux enquêteurs une adaptation constante et une formation pluridisciplinaire.

Mandat d’arrêt européen et extradition : arrestation d’un cadre présumé de la DZ Mafia

Mehdi Laribi, présenté comme un cadre de la DZ Mafia, a été interpellé en Algérie fin juillet 2026 sur exécution d’un mandat d’arrêt français. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre de l’information judiciaire « Octopus », ouverte à Marseille.

Mehdi Laribi, Franco-Algérien originaire de Marseille, est poursuivi pour direction d’un groupement criminel ayant pour objet le trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment. En raison de sa double nationalité, son extradition vers la France est exclue en vertu de la Convention d’extradition franco-algérienne de janvier 2019. Il pourra néanmoins faire l’objet de poursuites sur le territoire algérien.

Arbitrage et médiation : tensions autour de la privatisation de la FIFA

L’UEFA a adressé une lettre à Gianni Infantino, président de la FIFA, pour signaler son intention de recourir à l’arbitrage concernant le projet de privatisation des parts dans les grandes compétitions organisées par la FIFA, dont la Coupe du Monde. Ce projet avait déjà suscité une opposition ferme de l’UEFA, qui avait menacé de boycotter la prochaine Coupe du Monde.

Gianni Infantino a annoncé la suspension du projet, mais l’UEFA a choisi de se placer sur le terrain juridique. Elle a mis en demeure Infantino ainsi que 18 autres cadres de la FIFA de préserver tous documents et courriels relatifs au projet, en prévision d’une éventuelle action arbitrale. Cette phase précontentieuse revêt une importance cruciale pour la constitution des preuves.

Affaire Crescent : nouveaux motifs de contestation dans le litige pétrolier

La Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) a ajouté de nouveaux motifs à sa contestation déposée auprès des arbitres dans le cadre de son litige avec la société Crescent Petroleum, compagnie pétrolière des Émirats arabes unis. La NIOC conteste l’indépendance et l’impartialité des arbitres Sir Jeremy Cooke et Sir Robert French AC.

La NIOC reproche notamment à Sir Cooke de ne pas avoir divulgué plusieurs nominations récentes par le cabinet Reed Smith, conseil de Crescent, en violation des lignes directrices de l’International Bar Association (IBA) sur les conflits d’intérêts. Malgré la demande de récusation formulée par la NIOC, l’arbitre a refusé de se retirer, estimant ne pas avoir de conflit à déclarer.

La société iranienne invoque également d’autres liens professionnels non révélés de Cooke avec Crescent et ses conseils devant les juridictions du Centre financier de Dubaï (DIFC), ainsi que l’irrégularité de la nomination de Sir French, dont la nationalité australienne serait incompatible avec l’exigence d’un président issu d’un État considéré comme « neutre » dans le contrat d’approvisionnement en gaz à long terme.

Source : Navacelle

Source : Navacelle

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