Veille réglementaire
Digitalisation de l'épargne : les Français adoptent-ils les canaux en ligne ?
OPADEO
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié les résultats d’un sondage portant sur les comportements des épargnants français en matière d’utilisation d’Internet pour leurs placements. Cette enquête, centrée sur les pratiques digitales, met en lumière une adoption croissante des outils en ligne pour la souscription et la gestion des produits d’épargne.
Une utilisation d’Internet généralisée pour l’épargne
Les données recueillies révèlent que près d’un quart des internautes ayant souscrit un placement au cours des dernières années l’ont fait au moins une fois en ligne. Par ailleurs, 37 % des répondants déclarent utiliser Internet pour gérer leur épargne, notamment pour des produits comme l’assurance-vie ou l’épargne salariale.
Les recherches d’informations sur les produits d’investissement s’effectuent majoritairement en ligne, en particulier pour les actions (48 %) et les instruments spéculatifs (39 %). En revanche, l’assurance-vie (22 %) et l’épargne bancaire (15 à 20 %) suscitent moins d’intérêt pour ce canal.
Les motivations des épargnants en ligne
Les raisons invoquées pour privilégier la souscription en ligne sont principalement la souplesse et le coût réduit des opérations. Cette tendance confirme l’attrait des solutions digitales pour les épargnants en quête d’efficacité et de transparence.
L’immobilier, un secteur également concerné
Le sondage souligne également l’engouement des Français pour l’immobilier en ligne : un tiers des internautes consultent régulièrement des sites ou applications dédiés. Les 35-49 ans constituent le principal public, suivis des 50-64 ans. L’usage du smartphone pour ces recherches a connu une progression marquée, avec une hausse de 80 % sur un an.
Implications pour les acteurs de l’épargne
Cette étude illustre le potentiel des FinTech dans la gestion de l’épargne, offrant des solutions adaptées aux attentes des épargnants en matière de simplicité et de rapidité. Cependant, elle souligne également l’importance du conseil humain, notamment pour apporter une perspective patrimoniale à moyen ou long terme.
Les conseillers indépendants, s’ils se limitent à fournir des informations accessibles en ligne, risquent de voir leur rôle marginalisé. La valeur ajoutée réside dans l’accompagnement personnalisé et la capacité à donner du sens aux choix d’investissement.
Source : OPADEO
À lire aussi
Un poste en compliance vous intéresse ?
GRACES publie des offres GRC exclusives et vous donne accès aux fourchettes de rémunération du marché — en toute confidentialité.