Veille réglementaire
Lanceurs d’alerte : renforcement des obligations par décret
Le droit pour moi
Un nouveau décret vient préciser et renforcer les obligations des organisations en matière de gestion des signalements émis par les lanceurs d’alerte. Cette évolution réglementaire s’inscrit dans une dynamique de modernisation des dispositifs internes, désormais considérés comme un levier stratégique de prévention des risques.
Principales évolutions réglementaires
- Actualisation de la liste des autorités externes compétentes : le texte précise les entités habilitées à recevoir des signalements, en fonction des domaines concernés.
- Intégration de Tracfin : l’autorité de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme est désormais compétente pour certains signalements liés à ces risques.
- Extension des compétences de l’AMF et de l’ACPR : ces régulateurs voient leurs prérogatives élargies pour couvrir des signalements relevant de leur champ de supervision.
- Développement des modalités de signalement : les organisations doivent désormais proposer des canaux variés (oral, téléphonique, visioconférence, entretien physique) pour faciliter le dépôt des alertes.
Un dispositif d’alerte interne repensé
Le décret rappelle que le dispositif d’alerte ne doit plus être perçu comme une simple formalité de conformité, mais comme un outil opérationnel de détection et de gestion des risques. Son efficacité repose sur plusieurs piliers :
- La confidentialité des signalements, garantie par des procédures sécurisées.
- La protection des lanceurs d’alerte, dont l’identité et les données personnelles doivent être préservées.
- L’analyse proactive des alertes, afin d’identifier et de traiter les risques en amont.
Enjeux pour les organisations
Cette réforme impose aux entreprises et institutions de revoir leurs dispositifs internes pour s’assurer qu’ils répondent aux nouvelles exigences. Parmi les actions à mener :
- Mettre à jour les procédures de recueil et de traitement des signalements.
- Former les collaborateurs et les responsables à l’utilisation des nouveaux canaux d’alerte.
- Sensibiliser les équipes à l’importance de la culture éthique et de la conformité.
- Garantir la traçabilité des signalements et des actions engagées.
L’enjeu dépasse désormais la simple conformité : il s’agit de créer un environnement où les lanceurs d’alerte peuvent exercer leur rôle sans crainte de représailles, tout en assurant une gestion rigoureuse des risques pour l’organisation.
Source : Le droit pour moi
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