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Veille réglementaire

Déclaration de soupçon : pilier du dispositif LCB-FT et enjeux de confidentialité

TRACFIN

Dans un écosystème financier marqué par une complexité croissante, la déclaration de soupçon s’impose comme un mécanisme central du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux (LCB) et le financement du terrorisme (FT). Ce processus permet d’identifier et d’anticiper des comportements suspects, tout en contribuant à la préservation de l’intégrité des marchés et de la probité financière.

Un cadre juridique strict et une confidentialité absolue

Les déclarations de soupçon sont soumises à un régime de confidentialité absolue. Ni leur existence, ni leur contenu ne peuvent être divulgués à la personne concernée ou à un tiers, sous peine de sanctions pénales. Cette exigence vise à protéger les professionnels déclarants et à garantir la confiance dans le système, tout en évitant toute interférence avec les investigations en cours.

Qui est habilité à déclarer ?

Seuls les professionnels déclarants, désignés par la réglementation, sont autorisés à transmettre des signalements. Parmi eux figurent les établissements bancaires, les compagnies d’assurance, les notaires, les avocats, les experts-comptables et d’autres acteurs du secteur financier. Les particuliers, quant à eux, ne disposent pas de cette prérogative.

Modalités de transmission et rôle des plateformes sécurisées

Les déclarations doivent être effectuées via des canaux dédiés et sécurisés, tels que la plateforme ERMES, conçue pour centraliser et traiter les signalements dans des conditions optimales de sécurité. Cette approche transforme une vigilance individuelle en un outil collectif, renforçant ainsi l’efficacité globale du dispositif LCB-FT.

Qualité versus quantité : un équilibre à préserver

L’augmentation du volume de déclarations ces dernières années souligne l’évolution des pratiques professionnelles. Toutefois, cette dynamique ne doit pas occulter l’importance de la qualité des signalements. Une surcharge de déclarations peu étayées peut entraîner un transfert de responsabilité vers les déclarants, tout en alourdissant le travail des autorités compétentes.

Confidentialité : un principe à concrétiser sur le terrain

Si la confidentialité des déclarations est un principe juridique incontestable, son application concrète soulève des interrogations. Certains acteurs constatent que des mesures post-déclaration peuvent parfois révéler l’existence d’un signalement, compromettant ainsi la confiance des professionnels et l’efficacité du dispositif. Une vigilance accrue est donc nécessaire pour garantir l’étanchéité du processus.

Déclaration de soupçon : un indicateur de maturité des dispositifs internes

Au-delà de son aspect réglementaire, la déclaration de soupçon reflète la robustesse des dispositifs de contrôle interne et de gestion des risques au sein des organisations. Une gouvernance solide, des investigations approfondies et l’indépendance de la fonction conformité sont des facteurs déterminants pour assurer la pertinence et l’efficacité des signalements.

Source : TRACFIN

Source : TRACFIN

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