Blanchiment de capitaux
Le blanchiment de capitaux est le fait de dissimuler l'origine illicite de fonds pour leur donner une apparence légitime, en général en trois étapes : placement, empilage, intégration.
Le placement introduit les fonds dans le circuit économique, par exemple par des dépôts fractionnés ou l'achat de biens facilement revendables. L'empilage multiplie ensuite les opérations et les intermédiaires pour rompre la traçabilité. L'intégration réinjecte enfin les fonds sous une forme apparemment licite : immobilier, prise de participation, prêt adossé.
En droit français, le blanchiment est une infraction générale et autonome : il n'est pas nécessaire d'avoir été condamné pour l'infraction d'origine, et le blanchiment de son propre produit est punissable.
Les typologies évoluent avec les canaux : compensation informelle de type hawala, réseaux de collecteurs, actifs numériques, fraude aux aides publiques. C'est la raison pour laquelle une classification des risques figée devient rapidement inopérante.
Aussi appelé : blanchiment d'argent, money laundering, types de blanchiment.
Voir aussi
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