Veille réglementaire
Fintechs de paiement : analyse des risques LCB-FT liés aux IBAN virtuels
RegSharp
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a récemment publié une analyse approfondie des services d’IBAN virtuels proposés par les fintechs de paiement en France, sous l’angle de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des agréments EP/EME (Établissement de Paiement / Établissement de Monnaie Électronique) et révèle des enjeux critiques liés à la gestion des risques.
Des vulnérabilités structurelles dans la gestion des IBAN virtuels
Les IBAN virtuels, bien que pratiques pour les utilisateurs, présentent des risques accrus en matière de traçabilité des flux financiers. Leur utilisation massive par les fintechs soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs de contrôle interne et des procédures de vigilance client (KYC).
Un cadre réglementaire à renforcer
L’EBA souligne la nécessité d’adapter les exigences en matière de LCB-FT pour encadrer spécifiquement les services d’IBAN virtuels. Les opérateurs doivent renforcer leurs mécanismes de détection des opérations suspectes et leur politique de gestion des risques opérationnels.
Recommandations pour les acteurs du secteur
- Renforcer les contrôles KYC : adapter les procédures d’identification des clients pour les IBAN virtuels, notamment en cas de sous-traitance ou d’utilisation par des tiers.
- Améliorer la traçabilité des flux : mettre en place des outils de monitoring en temps réel pour détecter les anomalies et les comportements à risque.
- Former les équipes : sensibiliser les collaborateurs aux risques spécifiques liés aux IBAN virtuels et aux obligations réglementaires en vigueur.
Source : RegSharp
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