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Veille réglementaire

Courtiers en assurance : l'ère de la conformité renforcée par l'ACPR

OPADEO

L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a récemment intégré ses contrôles des intermédiaires en assurance dans le cadre de sa recommandation 2013-R-01, dédiée à la connaissance client dans le cadre de l’assurance-vie. Cette évolution marque un tournant pour les courtiers et intermédiaires, longtemps habitués à un environnement moins contraignant.

Un cadre réglementaire aligné sur les standards des CIF

Jusqu’alors, les courtiers en assurance évoluaient dans un cadre où la relation client reposait principalement sur la confiance et la proximité. Avec la baisse d’attractivité des fonds euros et la complexification des attentes clients, l’ACPR durcit son approche. Désormais, les exigences portent sur des aspects autrefois réservés aux Conseillers en Investissements Financiers (CIF), à l’exception notable de la lettre de mission.

Les points de contrôle désormais systématiques incluent :

  • L’entrée en relation et la connaissance client, couvrant la situation patrimoniale, les objectifs, l’aversion au risque et la compétence du client ;
  • Le rapport de conseil et son devoir de conseil associé ;
  • Le suivi régulier du client ;
  • La lutte contre le blanchiment ;
  • Les obligations d’archivage ;
  • Les exigences en matière de capacité professionnelle.

Des constats de non-conformité en hausse

Les rapports de contrôle de l’ACPR révèlent une multiplication des constatations (points de non-conformité), soulignant les lacunes des intermédiaires face à ces nouvelles attentes. Une simple maîtrise du Code des assurances ne suffit plus : il est désormais impératif de saisir l’esprit des règles et d’adopter une approche pragmatique, tout en préservant l’identité et les spécificités de son activité.

La question des moyens humains et techniques

La mise en conformité impose des ressources significatives, tant en termes de compétences qu’en outils dédiés. Cette contrainte interroge la viabilité économique d’un modèle basé sur la gestion de portefeuilles clients de grande taille, où chaque client nécessite un suivi individualisé et documenté. Les courtiers doivent désormais arbitrer entre la qualité du service et la rentabilité de leur activité.

Face à ces défis, une réflexion stratégique s’impose : faut-il repenser son modèle économique, externaliser certaines fonctions, ou investir massivement dans des solutions technologiques et humaines ?

Source : OPADEO

Source : OPADEO

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